Ashtanga

Etymologie : Asht- = Huit – Ang- = Partie

Le Yoga des Huit Branches

L’Ashtanga, science et pratique de toute beauté datant de plusieurs millenaires, contribue à développer les qualités morales, physiques, mentales, émotionnelles et sprirituelles de ses adeptes. 

Le terme Ashtanga, qui signifie huit branches, a été conçu par le renommé sage indien Patanjali. Il fut le premier yogi à systématiser une approche du yoga et son système des 8 branches fournit à l’époque, comme il le fait encore aujourd’hui, un nombre ordonné d’étapes qui permettent aux pratiquants de progresser pour atteindre l’état de yoga, le yoging ou l’union de l’esprit, du corps et de l’âme qui conduit à la réalisation de soi. Pour réaliser cette union il est tout d’abord nécessaire de prendre contrôle de l’esprit à travers le contrôle de la respiration. 

Au coeur de l’Ashtanga il y a le vinyasa.

L’essence du vinyasa est la synchronisation de la respiration et du mouvement. Dans l’Ashtanga la technique de respiration, appelée Ujjayi ou la respiration victorieuse, initie le mouvement, puis le mouvement et la respiration flottent à l’unisson. 

L’Ujjayi se caractérise par un son doux et modéré provenant de la respiration.

Il faut toujours inspirer et expirer par le nez. Comme si on buvait le parfum d’une rose, l’air passe au fond de la gorge, son flux devant être régulé par un certain contrôle des muscles autour de la glotte. Inspiration et expiration sont d’intensité et de durée égales, c’est cette égalite qui donne le rythme et l’aspect méditatif de l’Ashtanga.

C’est en pratiquant l’Ujjayi que l’on découvre l’association indivisible entre respiration et bandha, signifiant verrou ou plomb.

Chaque bandha contrôle et dirige les qualités praniques de la respiration victorieuse. Mula bandha, la contraction et le contrôle du périnée ou plancher pelvien, apporte la force fondatrice. Uddhyana bandha, la contraction du bas abdomen, fournit l’énergie vivifiante, qui donne des ailes. Le contrôle des bandhas exige un équilibre subtil entre dur et doux. Une application correcte libère la respiration déclenchant un effet tonifiant, qui procure à la fois force et légéreté internes au corps. 

Une autre technique est appelée Drisdi, qui signifie regarder un endroit spécifié où fixer le regard.

Le but est de tirer son attention de l’extérieur vers l’intérieur, le centre  où s’opère la connection respiration et bandha. 

« Ashtanga : 99% Practice, 1% Theory ».

Ces techniques Vinyasa, Ujjayi, Mulha et Uddhyana Bandha, Drisdi sont difficiles à définir. Seule une réelle concentration peut permettre de s’y connecter. Une vague de fluidité et de grâce naît alors de la pratique de l’Ashtanga. 

Sri K. Pattabhi Jois disait : « Ashtanga : 99% Practice, 1% Theory ». L’essence de l’Ashtanga se révèle à travers l’expérience. Il existe 6 séries de postures en Ashtanga. C’est avec l’apprentissage de la Série Primaire que l’aventure commence. L’Ashtanga n’a rien de miraculeux et il n’y pas d’échappatoire. Les résultats sont spectaculaires, si on est prêt à y consacrer un minimum de temps et d’énergie. Le plus important n’est pas d’être fort, jeune ou souple quand on débute, mais d’être déterminé, confiant, et régulier.

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